• Une jeune fille environs âgée de 15 ans repoussa du bras le rideau qui faisait office d'entrée à une mystérieuse échoppe.

    -Es-tu là? demanda l'inconnue.

    -Je suis là mon enfant, murmura douceureusement une voix.

    La pièce obscure s'éclaira aussitôt laissant paraître sur les murs une folle décoration. Des tonnes de bibelos étaient accrochés aux murs, des affiches, des tapis,...

    Au milieu de ce bazar, surplombait un fauteuil très coquet dans lequel une jeune femme était affalée. La jeune fille sursauta et lança un regard horrifié à la mystérieuse femme. Elle avait le teint si pâle qu'on aurait pu l'y croire gris, de très longs cheveux noirs encadraient les douces formes de son visage, elle revêtait une longue robe assortie à la tapisserie. Ses yeux bleux reflettaient la lumière apparante. Deux gros mandibules sortait d'une bouche aux lèvres quasiment déteintes. Elle toussota.

    -Excuse-moi.

    -Ce n'est rien, j'ai juste été prise par la surprise... précisa la jeune fille

    -Et bien, Wilde, que me veut tu?

    Wilde est le nom de la jeune inconnue. Elle a les cheveux brun cannelle et les yeux aux refflets bleutés. Deux belles oreilles de chat dominait le haut de son crâne. Sa fine silhouette lui donnait un air magique. Son dos se terminait pas une douce et légère queue féline assortie à ses cheveux. Son petit air sauvage s'accentuait à cause de ses petites moustaches qui dépassaient de ses joues et à cause de son style vestimenaire.

    Elle s'habillait très simplement, de légers débardeurs et de short en jean. Quand le temps se rafraichissait elle d'un gilet et d'un jean.

    La pluspart du temps elle marchait pieds nus. En gros, comme un chat libre.

    Wilde répondit:

    -J'aimerais que tu me lises mon avenir s'il te plaît.

    La jeune femme fit le tour de la pièce en méditant. Elle regardait son plafond le regard profondément perdu dans le vague.

    -Ton avenir... Ton avenir, répétait-t-elle

    Elle disparut du champs de vision de Wilde et réapparut derrière elle, la saisissant par l'épaule. Wilde sursauta et la jeunne femme lui murmura dans l'oreille:

    "Mais voyons... De le dire? Ce serait gâcher la surprise..."


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  • Wilde est une jeune fille hybride dont la mère est une chatte à l'allure antropomorphe, elle travaille en tant que marchande et dont le père un brave homme fermier. Elle a hérité de la séduisante apparence de sa mère et du caractère un peu bourru de son père, ce qui fait d'elle une personne fort aimable et pleine de bonne volontée, un peu bourrine, pas très raffinée mais égaiyée et souriante.

    Malgré son élégante silhouette, Wilde était bien charnue et forte. Elle aidait très souvent son père à la récolte pour avoir de quoi manger et revendre.

    Ce jour là, Wilde s'était levée de bonne heure prête à aller à la ferme. Son père l'y emmena en tracteur. Le vent dans les cheveux, elle ferma ses yeux et profita du courant d'air qui lui fouettait le visage. Le doux ronronement du moteur la bercait.

    Une fois ce bourdement stoppé, Wilde descendit et poser pied à terre. Elle portait des grosses bottes étanches en cahoutchouc. Ses semelles s'enfoncait dans la terre et elle s'assura de là où elle mettait les pieds. Des tonnes de petites pousses vertes sortait leur tête du terreau.

    Le soleil se mit à taper fort et la chaleur monta. Le père de Wilde lui conseilla vivement de rentrer aider sa mère à la maison. Wilde aquieçat et s'en alla à pied par un sentier forestier. Tranquillement, elle marchait à l'ombre tout en rêvassant.

    Arrivée chez elle, elle embrassa sa mère tout en lui demandant si elle pouvait faire quelque chose.

    -As-tu besoin d'aide maman?

    -Et bien.. Rien ne me viens à l'esprit..- répondit sa mère

    -Es-tu sûre? s'enquit Wilde à nouveau

    -Euuhm.. Si, il y a quelque chose que tu pourrais faire, veux-tu me chercher six citrons aux marché?

    -Bien sûr! J'y vais de ce pas!

    -Merci ma chérie, c'est pour un gâteau.. dit sa mère en lui faisant un clin d'oeil

    -Oh ouiiii! s'enjoua Wilde

     

    Wilde s'asseya sur son lit et changea de chaussure, elle mit de vieilles baskets. En sortant, elle saisit le panier en osier pour y mettre les citrons. Elle franchit le seuil de la porte adressant un signe de la main à sa mère.

    D'un bon pas Wilde se dirigea vers la place du marché. Elle salua divers marchands qu'elle connaissait de sa mère et s'en alla chercher le stand des fruits et légumes.

    Après avoir marché quelques minutes, elle finit par trouver ce qu'elle cherchait. Elle salua amicalement le vendeur et lui demanda six citrons. Celui-ci lui répondit d'un sourire chaleureux et lui dit qu'il lui les offrait. Elle avait un expression si joyeuse que le marchand en ria. Elle s'en alla en gambadant sans regarder devant elle.

     

    C'est à ce moment précis qu'elle heurta un inconnu en cavale...


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  • C'est à ce moment précis qu'elle heurta un inconnu en cavale...

     

    Wilde tomba et renversa son panier peu garni. Elle eut un haut-le-coeur puis l'inconnu la rattrapa pour ne pas qu'elle se fasse mal. Ses mains douces et chaleureuses l'avaient retenue dans sa chute.

    -Ca va, Mademoiselle? dit-il d'une voix gênée, je suis entièrement désolé! Je ne regardais pas où j'allais..!

     

    Wilde releva la tête et entrevit le bel inconnu, il était à contre-jour, le soleil derrière, l'empêchait de voir son visage. Les passants s'étaient arrêtés autour d'eux, il releva la tête. C'est alors que Wilde put le regarder. C'était un jeune garçon tout à fait charmant, rien avoir avec les hommes de la campagne. Son visage avait des traits fin et soigné, le teint pâle, aux joues légèrement roses. Ses yeux vert gris s'accordaient parfaitement avec ses cheveux châtains quelque peu terne.

     

    Tout le monde les observaient, assez étonnés. Wilde ne supportait pas tout ces regards qui se posaient sur elle et se leva d'un bond, rougissant légèrement. Elle s'accroupit et ramassa ses citrons quand l'inconnu lui prit son panier et se releva.

    -Rendez moi mon panier! lança-t-elle

    -Il doivent sûrement être sales, pardonnez moi.. annonça-t-il comme s'il n'avait rien entendu.

     

    Wilde n'insista pas, vêtu comme il était, c'était sans doute un fils de bourgeois, de vrai tête de mules pourries gâtées. Celui-ci était assez galant, limite têtu. L'inconnu l'entraîna jusqu'à la grande place du quartier et alla vers la fontaine. C'était une fontaine richement ornée aux couleurs précieuses et accordées, jaune mordoré, blanc et gris argenté. Il saisit un à un les citrons du panier de la jeune fille et les rinça soigneusement. Ses belles mains aux fins doigts frottait légèrement la peau des fruits. Ayant fini, il les remit dans le panier et le tendit à Wilde. La plupart des passants les dévisageait et elle ne comprenait pas pourquoi.

    -Merci beaucoup, Monsieur! Dit-elle timidement

    -De rien, tout le plaisir est pour moi, répondit-il amicialement

    -Qu'est-ce que je pourrais faire pour vous remercier? s'enquit Wilde

    -Et bien.. Je ne sais point... Hésita le jeune homme.

    -Je peux vous invité boire un thé si vous le voulez?

     

    Le jeune homme aquieça, et Wilde l'emmena chez elle. Ils longèrent les petites rues les unes après les autres, jusqu'à arrivé devant une modeste petite maison. Elle toqua à la porte, personne. Elle sortit ses clefs puis ouvrit la porte. Sa mère était partie. Elle fit entrer son invité et lui indiqua une chaise. Il ne se fit pas prier et s'assit tout en souriant. Wilde lui prépara du thé, elle dit de l'eau à bouillir et sortir une boîte avec quelques herbes.

    -Dites moi, commença t-elle, comment vous appelez-vous?

    -Je m'appelle Senns. Ah.. Vous pouvez me tutoyer vous savez, dit-il

    -D'accord, tutoyez.. Heu, tutoie moi également alors.

    -D'accord, alors, quel est ton nom?

    -Je me nomme Wilde. répondit-elle

    -Aaah.. Wilde, comme "sauvage"?

    -Heum.. Oui, hésita-t-elle légèrement

    -Et ton prénom, Senns, a t-il une signification?

     

    Senns resta pensif puis se décida:

    -Oui, ma mère m'a dit que le jour où on lui a annoncé que je naîtrai, un sansonnet s'est posé sur sa main et l'a regardé fixement. Elle m'a dit que l'image de cet oiseau est resté fixement dans sa tête comme si celui-ci n'était jamais partit. Après, elle a comme qui dirait mis une petite touche personnelle. Elle a transformé "Sans" en "Senns".

     

    Wilde n'avait pas décrocher de toute ce que venait de dire le jeune homme.

    -C'est joli comme signification je trouve. Avait-elle dit en souriant...


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